Qualité et Proximité
La Qualité et la Proximité sont des notions inhérentes à la démarche
« Terres de Figeac – Mêlée Gourmande ». La participation et la qualité du dialogue initié entre
les 7 Familles ont permis de déterminer une définition intelligible de "la Qualité et la Proximité"
au sein du Territoire.
La signification du terme
« Qualité », ne recouvre pas la même réalité pour tous les acteurs du Territoire. Il apparaît alors indispensable d'établir une définition consensuelle d’une
« qualité territoriale » de l’alimentation dans le Pays de Figeac.
Les membres des 7 familles de la démarche
« Terres de Figeac – Mêlée Gourmande » ont donc classé par ordre d’importance différents critères indispensables pouvant illustrer la notion générale de « qualité » d’un produit destiné à l’alimentation:
- L’information sur les produits : 100 % des réponses
- la traçabilité (dont l’origine)
- la composition (liste d’ingrédients)
- Le goût (ensemble des qualités organoleptiques : texture, odeur, saveur) : 83 % des réponses
- La santé (un produit alimentaire ne doit pas nuire à la santé) : 83 % des réponses
- Le respect de l’environnement : 67 % des réponses
- La praticité, l’apparence et le caractère éthique de la production : 50 % des réponses
- La disponibilité : 33 % des réponses
- Le mode de distribution, les conseils et le prix : 17 % des réponses.
- Les labels et les marques n’ont jamais été jugés indispensables. (« il y a trop de labels… et ils sont parfois trompeurs… »).

Les principales qualités d'un produit alimentaire du Pays de Figeac sont:
- d'avoir du goût et d'être bon pour la santé
- de garantir sa spécificité territoriale par des informations claires sur sa traçabilité, sa composition, son mode de production (respectueux de l'environnement) et sa fabrication.
La Proximité
La
Proximité caractérise le
« local » en matière de produits
(matières premières), de producteur
(exploitant agricole, transformateur) et de limites territoriales
(administratives, culturelles).
Cette notion implique de
fixer des limites pour permettre (ou interdire) à des acteurs situés hors des frontières administratives du Pays de Figeac de participer à la démarche
« Terres de Figeac – Mêlée Gourmande », en valorisant les produits et les savoir-faire « locaux ».
Les membres présents des 7 Familles se sont donc prononcés, dans un premier temps, sur le caractère indispensable ou négociable du lien ent
re le territoire administratif du Pays de Figeac et les 4 critères suivants :
- le siège d’exploitation de l’exploitant agricole

- la localisation des ateliers de transformation des produits
- la provenance des matières premières utilisées.
Chacun de ces 4 critères pouvant faire l’objet de négociations, avec toutefois des réserves en ce qui concerne :
-
la production agricole : seulement pour des produits absents sur le territoire
-
la localisation des ateliers de transformation : à condition que les matières premières principales proviennent du territoire
-
la provenance des matières premières : s’il ne s’agit pas des matières premières principales.
Les 7 Familles ont ensuite décidé de ce qui pourrait être
admis en matière de « proximité » en fonction de 5 zones identifiables situées en limite du Pays de Figeac :
- les communes
- les cantons
- le Lot
- le Cantal
- l’Aveyron
Un consensus général s’est dégagé en faveur d’une
zone de proximité limitée aux cantons situés en bordure du Pays de Figeac, avec toutefois une réserve en ce qui concerne les ateliers de transformation : les matières premières principales doivent provenir du territoire.
Enfin, les 7 Familles ont étudié la possibilité d’intégrer dans le patrimoine alimentaire du Pays de Figeac certains
produits considérés comme « culturels » alors qu’ils ne sont pas issus du territoire :
- le stockfish
- l’aligot
- le ratafia
- les gras
Seuls
« les gras », définis comme « la cuisine aux gras », ont fait l’objet d’un consensus général. Pour mémoire, quelques autres produits ont été cités, sans pour autant faire l’objet d’un consensus : le « Rocamadour », le « pastis », la « pompe à l’huile » et la « mique au petit salé ».