Vivre au Pays

Les fondamentaux


« TERRES DE FIGEAC, Mêlée gourmande »

Savoirs … Saveurs … Culture … Pays …



 Une méthode de co-construction


Fondée sur 7 Familles d'acteurs (Producteurs, Relais associatifs, Consommateurs, Restauration Collective, Restaurateurs, Métiers de Bouche, Distributeurs ou commerçants) concernées par l'alimentation, celle-ci s'appuie sur un Document fondateur qui se décline en Chartes et Cahiers des Charges par famille.




LE DOCUMENT FONDATEUR


Le Pays de Figeac lance une invitation aux plaisirs de consommer ses produits.

Autour de la table, c’est toute la convivialité et la générosité d’un territoire qui se partagent et se vivent au quotidien.

Entre tradition et innovation portées par les hommes et les femmes qui le font vivre, le Pays de Figeac souhaite que chacun puisse se nourrir convenablement de produits cultivés, élevés et travaillés sur le territoire. A cette fin, l’initiative « TERRES DE FIGEAC, mêlée gourmande » invite tous les acteurs, artisans, restaurateurs, collectivités, consommateurs, habitants qui partagent les mêmes ambitions à :

  • Améliorer les connaissances et les compétences alimentaires ;
  • Valoriser les produits et les savoirs locaux ;
  • Soutenir les innovations sociales ;
  • Promouvoir les spécificités et les qualités territoriales.

Ces objectifs répondent à des enjeux de développement durable de création de valeur ajoutée locale, de qualité environnementale et de conditions de vie. La mise en œuvre d’une démarche collective impliquant, auprès des citoyens, les partenaires publics et privés, donnera un cadre de réflexion et d’action global, dynamique et adapté au contexte local.


Objectifs :

1. Améliorer les connaissances et les compétences alimentaires

 
Pour que les achats, les préparations alimentaires et les repas soient un plaisir et moins une contrainte domestique, il est nécessaire de :

  • Connaître les produits, leurs histoires et leurs qualités ;
  • Adapter les modes d’approvisionnement et de préparation ;
  • Partager les saveurs, les goûts et les plaisirs de l’alimentation.

Des actions de sensibilisation, d’informations et d’animations sont déjà en cours et rencontrent un bon accueil... il est souhaitable de les intensifier !


2. Valoriser les produits et les savoirs locaux :

Pour améliorer la valorisation des produits et offrir un cadre de développement pérenne aux activités agricoles et alimentaires, il est fondamental de :

  • Mieux connaître et rendre plus accessible l’offre alimentaire locale ;
  • Mieux connaître et rendre plus lisible la demande alimentaire locale ;
  • Proposer une offre territoriale variée et complémentaire capable de répondre aux différentes attentes ;
  • Soutenir l’organisation de filières et réseaux territoriaux permettant d’accéder aux outils et compétences nécessaires.




Les activités agricoles et alimentaires font partie intégrante de la vie du territoire. Au-delà de leur objet « alimentaire », elles participent à la gestion des espaces et des ressources et au dynamisme socio-économique. Il est capital de soutenir leur développement !







3. Soutenir les innovations sociales


Pour améliorer l’accès de tous à une alimentation quotidienne de qualité et le développement des activités sur le territoire, il devient pertinent de :

  • Créer un espace d’échanges, de partage d’expériences et de coopération ;
  • Accompagner les dynamiques collectives : formalisation d’une offre territoriale; et/ou organisation des approvisionnements
  • Mutualisation d’outils et de compétences ;
  • Communication, animations, projets etc ;

Mettre en place et d’animer un dispositif de gouvernance participatif.

De nouvelles formes d’organisation des circuits alimentaires se développent… Il est intéressant de les explorer !


4. Promouvoir les spécificités et les qualités territoriales
 
Pour que les enjeux de développement durable du territoire liés à l’alimentation soient mieux connus et partagés il est important de :

  • Définir et évaluer les « qualités territoriales » auxquelles les modes de production et de consommation doivent répondre ;
  • Reconnaître ces qualités au travers de circuits alimentaires durables ;
  • Améliorer l’image et l’identité du territoire par la reconnaissance et la valorisation de ces qualités ;
  • Veiller au partage et appropriation de la démarche par les habitants.



Le Pays de Figeac possède des qualités qui méritent d’être mieux portées et reconnues !

Enjeux et actions: tableau récapitulatif



 

Les chartes 


Producteurs
Relais associatifs
Distributeurs et commerçants
Consommateurs
Restauration collective
Restaurateurs
Métiers de bouche





Une démarche de progrès


C’est une approche visant à assurer la pérennité d’une action engagée. Elle est également garante de la confiance des acteurs impliqués entre eux et apporte une garantie de respect des engagements pour le grand public.
Dans tous les cas, ce processus approprié participera au maintien d’une dynamique collective et veillera au respect des engagements de chacun autour du projet co-construit « Terres de Figeac, Mêlée gourmande ».


Les fondamentaux d’une démarche de progrès :

1- Le cahier des charges

Adapté, compréhensible pars tous les acteurs, applicable et crédible.
Démarche volontaire et collective.
Respect par les acteurs engagés des 7 cahiers des charges.
Suivi interne du respect des engagements pris.
Suivi externe par un Organisme Certificateur.


2- Les outils du suivi interne
Pour assurer le bon déroulement de la démarche de progrès, certains outils ont déjà été mis en place. D’autres devrons être élaborés prochainement (davantage lorsque l’initiative aura pris une ampleur significative).


Les outils de suivi interne

Schéma explicatif pour le suivi interne et externe




La gouvernance

 

Pour faire vivre cette dynamique et s'assurer de l'implication de chaque famille, le suivi et le pilotage de la démarche s'appuie sur une organisation construite collectivement.





Les missions du Conseil de gouvernance



Le 27 avril dernier, les acteurs de la démarche se sont réunis afin de désigner, par famille, les membres du Conseil de Gouvernance et du Comité de suivi :

 
 



Qualité et Proximité


Quelles sont les limites à fixer pour permettre à des acteurs situés hors des limites administratives du Pays de Figeac de participer à la démarche « Terres de Figeac – Mêlée Gourmande », en valorisant les produits et les savoir-faire « locaux » ?

La proximité

Elle se caractérise par le « local » en matière de produits (matières premières), le producteur (exploitant agricole, transformateur) les limites territoriales (administratives, culturelles).
Les membres des 7 familles se sont prononcés sur le caractère négociable du lien entre le territoire administratif du Pays de Figeac et les 4 critères suivants :

  • le siège d’exploitation de l’exploitant agricole
  • la production agricole : seulement pour des produits absents sur le territoire
  • la localisation des ateliers de transformation des produits : à condition que les matières premières principales proviennent du territoire
  • la provenance des matières premières utilisées : s’il ne s’agit pas des matières premières principales.


5 zones de proximité situées en limite du Pays de Figeac ont été admises :
les communes
  • les cantons
  • le Lot
  • le Cantal
  • l’Aveyron
Un consensus général s’est dégagé en faveur d’une zone de proximité limitée aux cantons situés en bordure du Pays de Figeac, avec toutefois une réserve en ce qui concerne les ateliers de transformation : les matières premières principales doivent provenir du territoire.


Les membres des 7 familles ont estimé possible d’intégrer dans le patrimoine alimentaire du Pays de Figeac certains produits considérés comme « culturels » alors qu’ils ne sont pas issus du territoire :

le stockfish
l’aligot
le ratafia
les gras


Seuls « les gras », définis comme « la cuisine aux gras », ont fait l’objet d’un consensus général.



La qualité

La réunion du 25 octobre 2011 a fait suite aux interrogations et débats récurrents constatés lors des rendez-vous précédents à propos de la signification du terme « qualité », celui-ci ne recouvrant pas la même réalité perçue par les différents acteurs de la démarche « Terres de Figeac – Mêlée Gourmande ».
Elle avait pour objectif de valider la possibilité d’une définition consensuelle d’une « qualité territoriale » de l’alimentation dans le Pays de Figeac.
Les membres présents des 7 familles ont donc été invités à classer par ordre d’importance différents critères indispensables pouvant illustrer la notion générale de « qualité » d’un produit destiné à l’alimentation, ce qui a donné les résultats suivants :

  • L’information sur les produits, 100 % des réponses
     - la traçabilité (dont l’origine)
     - la composition (liste d’ingrédients)
  • Le goût (ensemble des qualités organoleptiques : texture, odeur, saveur), 83 % des réponses
  • La santé (un produit alimentaire ne doit pas nuire à la santé), 83 % des réponses
  • Le respect de l’environnement,  67 % des réponses
  • La praticité, l’apparence et le caractère éthique de la production,  50 % des réponses
  • La disponibilité,  33 % des réponses
  • Le mode de distribution, les conseils et le prix, 17 % des réponses
  • Les labels et les marques n’ont jamais été jugés indispensables. (« il y a trop de labels… et ils sont parfois trompeurs… »)


Les principales qualités attendues par un produit alimentaire du Pays de Figeac peuvent donc se résumer de la façon suivante :

  • doit avoir du goût et être bon pour la santé
  • sa spécificité territoriale doit être garantie par des informations claires sur sa traçabilité, sa composition, son mode de production (respectueux de l’environnement) et de fabrication.




Photos: CDT - Tête à Clic/ T. Bayle - Biljara / C. Pelaprat
 
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